Club de jardinage d'Ans - Résumé des conférences

Retour aux résumés des conférencesLes légumes vivaces et l'hivernage des autres légumes

Résumé de la conférence de M. Brasseur

Les membres du club sont nombreux pour écouter Monsieur Brasseur sur un sujet qui doit intéresser beaucoup de monde. De façon très pratique, le conférencier va captiver l’attention pendant la soirée.

Les légumes vivaces vont rester longtemps à la même place. Il faut donc bien les placer dans le jardin. Ils demandent beaucoup d’azote, une bonne fumure et un sol léger. Bien bêcher en automne.

Les légumes appelés vivaces sont ceux dont on consomme les tiges qui sortent du sol en provenant de la racine. En fait, ils pourraient être assimilés aux légumes verts. Dans ce cas-ci, il s'agit principalement de pétioles charnus, comme ceux de la rhubarbe. Ce qui est marquant pour ce groupe de légumes, c'est que certains d'entre eux se cultivent dans l'obscurité.

LA RHUBARBE. Elle préfère les sols profonds et frais, avec de la fumure organique et une exposition ensoleillée.

Les touffes sont divisées entre la fin de l'hiver et le début du printemps, en coupant des bouts portant 1 à 3 bourgeons. On plante en laissant ces derniers affleurer à la surface. La récolte se fait, dès la deuxième année, de fin avril à juin, et il est recommandé de ne pas prélever plus des deux tiers de pétioles d'une même plante. Elle se conserve quelques jours. Une deuxième récolte peut avoir lieu fin septembre. Un pied de rhubarbe est exploité efficacement durant cinq à dix ans.

L’OSEILLE. Légume riche en eau, l'oseille est très légère, son apport calorique est faible. Elle présente un bon apport en fibres et régule efficacement le transit intestinal. Sa saveur acidulée lui confère des vertus apéritives et stimule les sécrétions digestives, favorisant donc la bonne assimilation du repas. Consommez-la crue, en salade comme les épinards, auxquels elle se mêle volontiers.

L'oseille sert à la préparation de soupes, potages, sauces et purées, aux couleurs vives et printanières.

L’ARTICHAUT. Il demande un sol léger avec du sable de Rhin. On peut le multiplier de différentes façons : par le semis en pot (fin mars début avril). On recouvre légèrement de terre. Conserver une plante par pot que l’on garde à l’intérieur jusqu’au 15 mai avant de le mettre en terre.

Les artichauts sont généralement multipliés par boutures d’éclats. Cette plante, qui apprécie la chaleur, ne doit pas manquer d’eau durant sa période de croissance, et surtout pendant la formation de ses tiges et boutons floraux si l’on veut que ces derniers soient bien tendres.

L’artichaut restant à la même place pendant plusieurs années, le sol sera profondément défoncé et bien enrichi avant la plantation. Il est prudent de protéger fortement les souches à l’aide de paille et de terre pendant la mauvaise saison pour éviter les atteintes du gel. Il est important de fortement enrichir la terre de fumier très décomposé à l’automne qui précède la plantation.

Par la suite, on effectue une fumure d’entretien, sans plus. Les pousses sont récoltées dès leur apparition au printemps et gagnent à être consommées le jour même de la cueillette.

On ne récolte, à partir des premières pousses, que pendant deux mois. Au-delà, il faut laisser la plante pousser, faute de quoi elle mourrait.

Les FRAISIERS. On peut les semer ou les multiplier avec les stolons. La résistance du fraisier au froid dépend du stade végétatif : en hiver, pendant la période de repos, il peut résister à – 25°. En mai, période de la floraison, une petite gelée détruit la fleur.

Les sols limoneux sont les meilleurs, suivis par les sablo-limoneux. Il demande un sol perméable, suffisamment humide, mais bien drainé. Il craint l’humidité stagnante. Il préfère les sols humifères, profonds et légèrement acides.

Soins généraux :

  •  Couverture plastique du sol : Avant de planter, placer le plastique noir (il absorbe la chaleur et évite les adventices).
  • S’il gèle pendant la floraison, arroser dès que la t° est inférieure à 0° au niveau de la culture.
  • Paillis : A la fin de la floraison, la paille est glissée en dessous des grappes et sur les sentiers.
    Ce paillis permet d’éviter les brûlures des fruits sur le plastique noir pendant les périodes ensoleillées.

L’ASPERGE. Plante potagère originaire de l'est du bassin méditerranéen. Le terme désigne aussi ses pousses comestibles, qui proviennent de rhizomes souterrains d'où partent chaque année les bougeons ou turions qui s'élèvent entre 1 m et 1,5 m.
L'asperge se cultive en plein champ ou sous châssis dans une aspergeraie.
Par semis de mars à juin dans une terre riche et meuble en les éclaircissant d'environ dix centimètres, puis en repiquant les griffes obtenues.
Par repiquage de griffes, sur un sol bien drainé, sans humidité.

Les asperges peuvent occuper pendant longtemps le même emplacement dans le jardin, soit pour une période de 15 à 20 ans. Il convient donc de lui trouver un emplacement qui ne gênera pas les travaux de labour et de bêchage. Comme le feuillage est décoratif, des amateurs les cultivent parmi les vivaces dans les plates-bandes. Une bonne préparation du sol est recommandée. Chaque automne, un amendement de fumier ou de compost bien décomposé, est le bienvenu. Incorporez aussi un engrais granulaire.

Transplantez les plants semés l'année précédente ou achetez des plants de 2 ans auprès des jardineries. La plantation se fait aussitôt que le sol peut être travaillé au printemps, à 15 cm de profondeur, 50 cm d'espacement entre les plants et 120 cm entre les rangs. N'ajoutez que 5 cm de terre au début, à fur et à mesure que le plant pousse, remplissez graduellement la tranchée.

On sème des graines en caisses. Dès la germination, on repique dans des petits pots de 8 à 10 cm de profondeur. On les placera à l’extérieur fin mai dans un substrat léger bien drainé avec un sol léger avec du sable. On obtient ainsi des griffes. Les tiges se développent.

On achète des griffes qui vont donner une production plus rapide. On replante à l’extérieur en juin pour obtenir des griffes souches. On placera des tuteurs pour soutenir les tiges. Quand les tiges jaunissent, on les recoupe à 25 cm du sol. La souche se forme.

On bêche profondément fin mai de l’année suivante en introduisant une fumure organique bien décomposée et du sable.

Il faut aussi veiller à bien positionner les griffes. Binez régulièrement le sol et buttez les plants en été.

Arrosez abondamment en période de sécheresse. Chaque automne, coupez les tiges et détruisez-les en les mettant aux vidanges pour éviter la propagation du criocère de l'asperge. Paillez les plants en novembre. La première production vient après 3 ans. On récolte en mai juin.

On aura butté fin de l’hiver et quand le turion apparaît, on rebute une seconde fois. Quand le turion arrive, on coupe l’asperge par torsion et on recouvre le trou.

La première année, recouvrir les griffes de 2 à 3 cm de terre.
La seconde année, couvrir légèrement la griffe de 20 cm de terre (développement de la plante, ne pas cueillir).
La troisième année, couvrir la griffe de terre de façon progressive suivant la croissance.

Le CHOU MARIN. Vivace et mesurant entre 15 et 60 cm de haut, le chou marin a des feuilles vert pâle aux pétioles larges et charnus qui sont comestibles; elles sont souvent recouvertes (comme l'endive) pour en retarder le développement et obtenir seulement des côtes bien charnues, presque jaunes. Il en existe plusieurs variétés.

Préparez l'hivernage des légumes

Une cave non chaude et aérée, un abri de jardin avec une protection spéciale par grand froid, le grenier, la serre si elle n’est pas chauffée, la couche de jardin, sur place pour certains légumes, les silos, …

Conservés dans un lieu trop sec ou trop humide, vos récoltes de légumes racines vont se perdre. Le silo en surface est une solution simple : faites un carré avec 4 planches d'une dizaine de cm de hauteur. Posez-le à même le sol dans un endroit abrité et froid (garage...). Remplissez de sable à moitié. Placez vos légumes à plat sans qu'ils se touchent. Recouvrez de sable.

Il est bien entendu possible d'utiliser un bac plus haut, en bois ou en plastique, et de superposer les couches. 5 cm entre chacune systématiquement.

Mettez en place les protections hivernales

Si certaines variétés s'accommodent du froid, ce n'est pas le cas pour toutes. Les châssis, voiles d'hivernage et autres tunnels vous aideront à la protéger, ainsi qu'à accélérer un peu leur croissance pendant l'hiver (en augmentant la température).

Si vous projetez des semis et plantations précoces, autant pensez dès à présent à réserver un emplacement favorable (une parcelle bien exposée), et à la place que prendra votre système de protection. Une seule petite gelée en avril peut réduire à néant vos semis ! Si vous êtes dans une région froide, les artichauts risquent d'être à la peine. Coupez tige et feuille à 30 cm de hauteur. Buttez les pieds en ramenant de la terre autour des plantes. Protégez-les avec une couche de paille.

QUELQUES CONSEILS :

  • Mettre le chou cabus sur la terre dans une jardinière. Ils restent bien frais et on peu déménager la jardinière en cas de gel.
  • Le céleri rave peut se mettre en silo, les boules sur la paille.
  • On repiquera scarole et endive dans une couche. On peut les blanchir et les protéger du froid par un paillis
  • On peut faire un dernier semi de PERSIL vers le 15 août dans une couche. S’il neige, je mets les châssis. (petit truc : mettre les graines à tremper avant de semer. On gagne 15 jours).
  • Le chou de Bruxelles ne craint pas le gal mais attention à la mouche blanche.
  • La carotte craint l’excès d’humidité et la mouche. On peut les mettre dans des bacs avec du sable sec et en coupant bien le collet. Une couche de carottes, une couche de sable et on recommence.
  • La laitue sera mise en pot dans la couche. S’il gèle, on les recouvre de paille. Il faut éviter le gel puis le soleil, puis le gel, …
  • Les racines de chicon seront mises en attente comme la conservation des carottes dans le sable mais ne pas couper les collets.
  • On conservera les pommes de terre par petites quantités dans de petites caisses empilées et bien aérées.
  • Les oignons se conserveront comme les pommes de terre dans de petites caisses. Bien surveiller.

IMPORTANT :

  • SURVEILLER si les prédateurs ne sont pas présents : rate, mulot, limace, …
  • Bien AERER les LOCAUX où l’on conserve les légumes.
  • CONTROLER l’HUMIDITE du SOL.
  • Surveiller les insectes
  • Toujours mettre des légumes SAINS
  • Surveiller REGULIEREMENT.
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